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Séance du Conseil Municipal
Lundi 16 novembre 2009
Intervention de Karine BOISSOU
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Au nom de mon groupe, je tiens à vous faire savoir que c’est avec force et conviction que nous voterons cette motion avec le groupe des Verts, motion votée par ailleurs au Conseil Régional le 15 octobre.
L’enjeu est, si j’ose dire, d’importance : il en va en effet de la survie de l’espèce humaine. Le résultat de cette conférence de l’ONU à COPENHAGUE dessinera en effet l’avenir non seulement climatique de l’humanité mais aussi l’avenir de l’humanité tout court.
Déjà en 2006, le rapport Stern a démontré que les conséquences économiques seront désastreuses si on laisse le climat dériver et les températures s’accroîtrent de 5°C : le changement climatique amputera à terme nos richesses de 5 500 milliards de dollars par an, soit 20% du PIB mondial, c’est-à dire l’équivalent de la grande dépression des années 30 avec son cortège de chômage de masse et de dictatures.
le fameux Facteur 4) : augmentation des tempêtes et cyclones, montées des eaux ( cf : Wateringues) et leurs corollaires : exode et famine. Le GIEC a parfaitement démontré que l’activité humaine est la raison principale de cette augmentation des températures. Et pour ses travaux, le GIEC a reçu, avec AL GORE, le prix Nobel de la PAIX. N’en déplaise à celles et ceux qui remettent en cause le phénomène même de changement climatique, c’est bien de la Paix dont il est question lorsque l’on s’attache à lutter contre le changement climatique.
Plus personne ne nie aujourd’hui que notre mode de vie, notre mode de développement n’est pas durable.
Et on le voit, parmi les conséquences humanitaires qui existent, ce sont toujours les plus pauvres qui trinquent et qui sont les victimes de ce développement non durable. La pauvreté est belle et bien liée à la dégradation écologique.
En signant cet appel, la ville d’Arras montre qu’elle pèsera de tout son poids pour qu’un accord de qualité soit atteint à Copenhague, un accord qui promeuve un développement véritablement durable c’est- à -dire un développement solidaire ; autrement dit, autre chose qu’un mot alibi qu’utilise le capitalisme actuel pour maintenir les profits et éviter les changements d’habitudes.
Notre groupe « Arras en mieux » a développé des propositions très affinées et cohérentes pour faire face à cet ultimatum climatique et promouvoir un vivre ensemble de qualité sur notre commune. La mise en place d’un Agenda 21 nous paraît ainsi être un outil incontournable pour qui veut réellement engager sa collectivité sur la voie du Développement Durable et aider ses concitoyens à prendre la même voie.
Une action phare d’un Agenda 21 concerne l’urbanisme. Il joue un rôle fondamental : plutôt que de favoriser l’étalement urbain où se construisent des maisons 4 façades et se développe l’individualisme, il convient de soutenir un habitat urbain compact et dense qui permet une vie sociale « facile » où les enfants deviennent autonomes plus rapidement pouvant se rendre à leurs activités à vélo ou à pied.
Autre action clé d’un Agenda 21 : la réalisation d’un transport en commun de qualité. Nous soutenions, pendant la campagne électorale, la réalisation d’un bus à haut niveau de services, c’est-à-dire un bus en site propre, avec des arrêts aménagés pour accueillir les personnes à mobilité réduite, les voitures d’enfants et les handicapés.
De même, nous demandions qu’une place très importante soit octroyée aux modes doux de déplacement. Une flotte de vélos de service pour les agents et les élus mais aussi une flotte de vélos en prêt pour les Arrageois sont des axes à développer.
Autre exemple qui fait référence à une délibération de ce conseil municipal : l’alimentation des jeunes dans les cantines se doit d’être biologique et de provenance locale. Ce à quoi la liaison froide actuellement favorisée sur Arras ne permet pas de répondre.
Dernier exemple: l’engagement d’Arras dans un Plan Climat, c’est-à-dire l’engagement d’Arras pour diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serres. Et la boucle sera bouclée. La cohérence assurée.
Alors oui, mille fois oui pour qu’Arras signe cet ultimatum climatique. Et mille fois oui aussi pour qu’Arras par la place qu’elle accorde aux enjeux de la lutte contre le règlement climatique s’engage à la même hauteur que ce qu’elle attend du Président français et de ses homologues européens.
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