[Littérature] Main basse sur l'école publique
Écrit par Julien
Samedi, 27 Décembre 2008 13:17
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Main basse sur l'école publique par Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi
(Editions Démopolis - 224 p., 20€)

CETTE rentrée, sur fond de suppressions massives de postes, et avec une carte scolaire assouplie (avant d'être démantelée), est un couronnement pour Xavier Darcos.
En 1992, alors inspecteur général de l'Education nationale, il fondait, avec quelques hauts fonctionnaires du ministère, la très droitière association Créateurs d'école. Aujourd'hui, il est ministre, son ami Dominique Antoine, autre adhérent de cette association, est le conseiller culture du Président. Quant à Maurice Quénet, qui en faisait partie aussi, il est devenu recteur de Paris. Mais il est également connu pour avoir occupé, dans les années 75, un poste de secrétaire au Club de l'Horloge.
Petit rappel : le rêve de ce club, boîte à idées de l'extrême droite, était l'intégration du FN dans une alliance de gouvernement! L'idée d'une suppression de la carte scolaire, dada de Darcos, est d'ailleurs apparue poux la première fois en 1984, dans une lettre de Le Pen aux parents d'élèves. C'est l'un des « détails » que rappellent les auteurs de « Main basse sur l'école publique », un livre, sorti fin août, qui dresse le portrait des mauvaises fréquentations du ministre. Vincent Laarman, par exemple, correspondant français d'un lobby américain intitulé Alliance for the Separation of School and State et président de SOS Education. Cette association, très influente au ministère de l'Education, a lancé la campagne pour le service minimum à l'école. Laarman est aussi un fidèle disciple de Philippe Nemo, cofondateur de... Créateurs d'école et pourfendeur du « monopole scolaire » (comprendre l'école publique).
Autre source d'inspiration pour Darcos, selon les auteurs du livre, Emmanuelle Mignon, la toute proche conseillère de Sarko qui vient de quitter le Château et qui, dès 2004, proclamait « Je suis pour une privatisation totale de l'Education nationale. »
En attendant cet heureux jour, l'enseignement privé, à 90 % catho, se taille la part du lion. Le livre dresse la liste impressionnante de tous les petits et gros cadeaux qui lui ont été faits depuis le retour de la droite, en 2002.
Intronisé chanoine de Latran en décembre 2007, Sarko expliquait que « l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ». Tant que le curé ne remplace pas l'instit' !
« Le Canard enchaîné » - mercredi 10 septembre 2008
www.main-basse-sur-ecole-publique.com
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| L'INTERVIEW DU DIMANCHE |
Fraîchement élu secrétaire de la section arrageoise du Parti socialiste, Michel Talbot va, à 41 ans, occuper un poste plus exposédans l'océan politique local qui, lui également, n'est pas épargné par quelques vagues à « lames ».
L'élection s'était d'ailleurs jouée à quatre voix. Première étape difficile qui pourrait servir de déclic à un fidèle du PS, actif dans l'ombre, qui se dévoile en pleine lumière avec une maturité que certains ne lui soupçonnent pas.
> Arrageois et socialiste... Ce sont vos racines ?
Michel Talbot : « Je suis un Arrageois de souche et je suis au PS depuis 1985. Au MJS à l'époque, et Benoît Hamon en était le président national.
J'ai ensuite travaillé au côté de Léon Fatous durant six années. Ce qui m'a permis de découvrir le fonctionnement d'une mairie. C'est aussi à cette période que j'ai appris à bien connaître Catherine Génisson et Jacqueline Maquet. J'ai découvert une autre dimension territoriale au conseil général. D'abord en collaborant avec Roland Huguet et Bertrand Louchart, puis en devenant un collaborateur proche et direct de Dominique Dupilet, en tant que chef de cabinet. » > Le nouveau challenge, c'est de redynamiser une section affaiblie après l'échec des municipales.
« Mais, on va le faire. Dans une volonté de rassemblement et en tenant compte de ce désir de rénovation exprimé par des militants lors du vote arrageois. Avec un score serré comme au niveau parisien d'ailleurs. Ce qui est vrai au local est vrai au national. » > Revenons sur ce score serré...
« J'ai catalysé l'ensemble des rivalités et des positionnements peut-être liés à un passé et à des pratiques que je ne représente pas. On m'a donné l'étiquette de quelqu'un qui représentait les militants "installés". Cela étant, ce score serré ne me dérange pas. Je veux une section ouverte et je regrette d'ailleurs la non participation d'Alexandre (Cousin). Je préférerais qu'il soit plus mordant en externe qu'en interne. C'est un camarade avec qui je peux travailler. Il doit se raisonner. La porte est ouverte. » > Vous vous êtiez positionné en faveur de Martine Aubry...
« Je ne m'en cache pas. J'ai soutenu Martine Aubry et son élection au secrétariat national est une bonne chose. Les amis de Royal ont aussi leur place, mais il faut qu'ils acceptent de participer à l'animation du parti en mettant de côté les égos. Je regrette que certains talents, comme Vincent Peillon, ne se dégagent pas de cette logique présidentielle. » > Vos premières priorités en tant que secrétaire de section ?
« C'est de mettre cette section en ordre de marche. Pour les européennes de juin, puis les régionales et les cantonales. Travail qui servira de socle pour les municipales. La réussite dépendra de notre capacité à nous rassembler, à travailler ensemble. On va tisser le lien de l'information avec les militants. À eux de s'impliquer dans un vrai travail d'opposition, constructif, avec nos conseillers municipaux et communautaires. Je me sens soutenu dans cette responsabilité concrète de secrétaire de section, dans la dynamique de l'élection de Catherine Génisson au poste fédéral et de Martine Aubry au national. Je sais que je vais m'exposer, prendre des coups. Laissons dire et jugeons sur les faits. Une équipe est en place, avec une volonté de faire réelle. Je ne vais pas m'attacher aux attaques internes, on a mieux à faire à l'externe. » •
PROPOS RECUEILLIS PAR MARCO VERRIEST
Article : La Voix du Nord - Photo : La Voix du Nord
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Travail du dimanche :« Yes, week-end »
Écrit par Julien
Samedi, 20 Décembre 2008 16:12
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Le débat parlementaire autour du travail dominical s'est ouvert le 17 décembre et devait continuer en journée. Plus de 4000 amendements déposés, des centaines d'heures de débats prévues, la loi du travail dominical ne passera pas sans heurts pour la majorité. Derrière ce retour sur un acquis social historique se cache une question de société primordiale, celle de la société de consommation à outrance. Les clés du débat en quatre points.
Autoriser le travail le dimanche va doper la consommation
FAUX Pour les tenants de l'ouverture dominicale des commerces, celle-ci va permettre aux Français d'acheter davantage et donc de doper la croissance. Xavier Bertrand affirmait ainsi dans Les Échos du 19 novembre 2008 que «le chiffre d'affaires réalisé le dimanche [viendrait] en plus des autres jours de la semaine, pas à la place ». C'est oublier qu'en cette période de crise, le pouvoir d'achat des Français n'est pas extensible. Les dépenses réalisées le dimanche viendraient seulement remplacer celles réalisées jusque-là le reste de la semaine. À titre comparatif, le volume de consommation n'a pas fait un bond spectaculaire depuis que les ventes sur Internet permettent de faire ses achats 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. De nouveaux produits, de nouvelles formes de distribution émergent. Ces bouleversements ne modifient pas les contraintes ou les choix des consommateurs. C'est bien le pouvoir d'achat qui a le derniermot ! Or, dans les pays qui ont autorisé l'ouverture dominicale, les prix ont augmenté de 5% en moyenne.
Le travail du dimanche est créateur d'emploi
FAUX
De la même manière qu'il ne va pas augmenter la consommation globale des Français, le travail dominical ne créera pas d'emplois. L'ouverture des magasins alimentaires le dimanche détruirait plus d'emplois qu'elle n'en créerait. Si 40% des hypermarchés ouvraient le dimanche, les 10300 embauches potentielles ainsi suscitées seraient inférieures aux 16 800 pertes d'emplois dans les petits commerces dont les parts de marché seraient par ailleurs « cannibalisées » par cette concurrence déloyale, soulignait une récente analyse du Credoc.
Seuls les salariés volontaires travailleront le dimanche
FAUX
Et les salariés en sont conscients. La même étude du Credoc montre que 63% d'entre eux considèrent que, si la loi visant à autoriser l'ouverture des magasins le dimanche était adoptée, les salariés ne pourraient pas refuser de travailler le dimanche, même si la loi le leur permettait. Les salariés français savent que le rapport de force dans les entreprises n'est pas en leur faveur.
Les Français sont pour l'ouverture des magasins le dimanche
VRAI et FAUX
Les études d'opinion sur le sujet ne manquent pas, mais Xavier Bertrand ne retient que celles qui abondent dans le sens de son projet, en brandissant notamment une enquête Ifop du 23 septembre 2008 qui indique que 67% des Français « veulent » travailler le dimanche. Le ministre du travail y a vu la preuve que les mentalités « évoluaient ». Il oublie de préciser que sur ces 67%, les trois quarts n'accepteraient de travailler le dimanche qu'occasionnellement. Une enquête BVA réalisée en octobre 2008 arrive à une conclusion diamétralement opposée : 68% des Français répondent par la négative à la question « Seriez-vous d'accord pour travailler régulièrement le dimanche? » Dans une enquête TNS Sofres (janvier 2008), plus de 84 % des salariés considèrent que le dimanche est un jour de repos primordial.
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Notre commune va prochainement investir pour accueillir une grande exposition sur Bonaparte et l'Egypte.
On peut se réjouir de capter cette superbe exposition sur ARRAS pendant plusieurs mois, qui espérons le pour nos finances (400 000 euros) va attirer bon nombre de visiteurs, (et de recettes) au Palais Saint-Vaast.
Les élus de gauche ont néanmoins constaté qu'en plus des travaux importants et couteux étaient nécessaires pour aménager des salles d'expositions temporaires. Mais a-t-on réfléchi au devenir de ces salles et ces travaux (392 000 euros) lorsque l'expo sera partie ?
- Y-a-t-il un projet d'aménagement de toute cette aile du Palais Saint- Vaast à l'abandon depuis de nombreuses années ?
- Que va faire la municipalité de ces milliers de mètres carrés inoccupés ?
ARRAS a superbement raté l'accueil du Louvres alors qu'elle avait tous les atouts par rapport à LENS. Si la Mairie avait décroché le Louvres : quelle chance et que de projets nous aurions pu imaginer dans notre ville, et la rénovation du Palais Saint-Vaast aurait pu être envisagée différemment et contribuer au développement prodigieux de la culture sur ARRAS.
Mais il faut revenir à la modeste réalité du devenir de tous les monuments architecturaux qui ne trouvent pas beaucoup d'idées quant à leur devenir, pas vraiment d'idées sur le Palais Saint-Vaast. Pas d'anticipation sur nos deux casernes bientôt abandonnées également, où est la vision d'avenir pour notre ville ? avec les socialistes, nous en reparlerons.
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Venue de Marylise Lebranchu
Écrit par Julien Bellengier
Jeudi, 18 Décembre 2008 00:07
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Le jeudi 11 décembre 2008, la section socialiste d'ARRAS a eu le plaisir d'accueillir Marylise LEBRANCHU, ancienne Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de 2000 à 2002.
Cette rencontre militante a été l'occasion de débattre sur l'actualité politique nationale en abordant de nombreux thèmes .
Le débat a commencé par la dénonciation de l'inactivité du gouvernement face à la crise et surtout sa non réactivité par rapport à l'arrivée celle-ci prévue par de nombreux économistes dès l'été 2007. Marylise LEBRANCHU a d'ailleurs rappelé à ce sujet les mesures qui auraient pû être prises et notamment proposées par les socialistes :
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Emplois Jeunes
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Généralisation du chèque transports
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Suppression du paquet fiscal (qui coûte 15 milliards à la France chaque année)
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Pas de baisse des impôts sur le revenu
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Relancer l'investissement public
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Marylise Lebranchu a souligné l’absence de stratégie industrielle du Président et gouvernement actuel et démontré que les mesures actuellement prises ne font qu’ajouter de la crise à la crise.
Le sujet de l'ouverture des magasins le dimanche a aussi été débattu en démontrant que celle-ci n'était profitable qu'aux actionnaires et patrons et non aux salariés :
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D'une part, les salariés sont obligés de recourir à une personne tierce pour garder les enfants le dimanche, et dans le cas d'un baby-sitting l'économie substantielle réalisée par ce travail supplémentaire, part dans la garde des enfants.
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D'autre part, les salariés sont payés plus, mais les produits ne sont pas vendus plus chers, ce sont donc les petits fournisseurs qui sont donc obligés de réduire leur marge...
- Ensuite, c'est une mesure dramatique pour le petit commerce
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Enfin, cette ouverture dominicale pose un réel problème sociétal triste : quelle joie pour les enfants de passer leur dimanche en famille... derrière un caddie !
Au sujet des commerçants et artisans, l'ancienne Garde des Sceaux a tenu à montrer le paradoxe vis à vis d'une majorité d'entre eux qui votent à droite alors que le gouvernement mène une casse sociale envers leurs clients, prône les groupements d'achats, la grande distribution au détriment du commerce de proximité. Rappelons que les commerces de proximité sont accessibles sans recours à la voiture (et donc sans émission de gaz à effet de serre), qu'ils sont essentiels pour la convivialité urbaine ou villageoise et qu'ils ne vivent souvent que grâce à une population qui est de plus en plus dans le besoin mais que le gouvernement n'aide pas.
Toujours sur le sujet du travail, Mme LEBRANCHU à dénoncer le statut d'auto entrepreneur voulu par la droite : c'est un retour en arrière, au tacheronnage ! Plutôt que de défendre le travail en coopérative, le gouvernement souhaite isoler les travailleurs et les rendre ainsi au service, en sous traitance, des grosses entreprises.
Travailler plus pour gagner plus, rappelons que ce faire des heures supplémentaires ne résout en rien le problème du chômage. De plus, ces heures supplémentaires créent un climat de défiance entre les patrons et les employés qui deviennent payés à la prime.
A propos de la taxe sur les produits d'épargne (par exemple d'assurance vie, souscrite par une population modeste, qui épargne petit à petit pour subvenir à leur besoin dans le futur), Marylise LEBRANCHU a trouvé scandaleux que le gouvernement taxe une population dans le besoin mais rembourse 15 milliards d'euros aux plus riches avec le bouclier fiscal (rappelons qu'en moyenne l'état rembourse 40.000€ aux bénéficiaires de ce bouclier).
Marylise LEBRANCHU a aussi abordé le projet du gouvernement vis à vis de l'audiovisuel français : projet que le gouvernement souhaitait il y a encore deux jours passer par décret (sans vote du parlement)... MITTERRAND disait "je ne veux pas contraindre, je veux convaincre"... Nicolas SARKOZY fait tout l'inverse!
Cette rencontre s'est finie sur le sujet de la Justice où l'ancienne Ministre s'est dite scandalisée par la droite qui se sert d'une réalité de « ras de le bol » de la population pour remettre en cause les droits de l'homme : on met les jeunes en prisons pour des bêtises ou quand ils traversent des périodes difficiles (drogues...) mais on ne les soigne pas, ne les aide pas. Elle a aussi dénoncé le repérage des délinquants dès l'age de 3 ans : très bien, alors pourquoi vouloir supprimer les années de maternelles qui sont gage d'intégration et d'éducation ! L'unique réponse de la droite par rapport aux jeunes qui dérapent est la prison alors que de nombreuses réponses pourraient être apportés avec l'école maternelle ou les RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) que la droite souhaite supprimer!!!
Enfin, faisant référence à l'affaire de l'ultra-gauche du plateau de Millevaches en Corrèze, Marylise Lebranchu a tenu à nous appeler à la plus grande vigilance face à cette invocation du terrorisme qui permet de justifier les atteintes aux Libertés.
 
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