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Voeux de la section
Écrit par Julien   
Samedi, 17 Janvier 2009 01:09
cartes-voeux-2009-parti-socialiste-arras

La Section Socialiste d'Arras

vous présentera ses voeux

le vendredi 23 janvier 2009

à 18h30

aux Faucons Rouges
 
Notre droit d'amendement c'est votre liberté d'expression
Écrit par Julien   
Jeudi, 15 Janvier 2009 07:42

Un projet de loi organique propose de restreindre la liberté d'amendement au parlement. Stupeur... les débats législatifs pourront être réduits au strict minimum sur simple décision gouvernementale. La majorité ne se suffit plus de voter ce qu'elle veut, quand elle le veut. Il faut que ça aille vite, toujours plus vite. Après la droite Bling-bling, voici donc la démocratie Beep-beep...

 

 

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Place à la république irréprochable ! Car la majorité en a ras-l'amendement de ces blocages intempestifs provoqués par une opposition de mauvaise humeur. Et l'utilisation du 49-3 ou du décret serait un peu trop voyante, après le pataquès orchestré autour de la réforme constitutionnelle, présentée comme salvatrice d'une république modèle. Donc, dorénavant, ce que propose le gouvernement, c'est qu'en cas de "réforme" un peu trop discutée, une procédure simplifiée soit mise en place. Quelques heures de débats et hop ! On vote. Simplissime, très clair et enfin "rationnalisé". Surtout pour les citoyens... imaginez le temps gagné par le petit peuple s'il n'avait pas eu à manifester pour le CPE, en 2007. Car la prise de conscience n'a été rendue possible - à tort ou à raison, mais là n'est pas le problème - que par la grâce de l'opposition qui a fait trainer les débats. Et la réforme de l'audiovisuel serait déjà passée, ni vue ni connue. Le travail du dimanche aussi, en catimini.

 

Aujourd'hui, le seul outil à disposition de l'opposition s'appelle "l'opinion". L'amendement Marini en est le dernier épisode en date. Ce n'est pas l'opposition qui a permis de supprimer cette mesure, c'est cette satanée "opinion". Et sur des sujets complexes, tels que la réforme de l'audiovisuel ou le CPE, il est du ressort de l'opposition d'alerter le public. Et pour ce faire, sa seule arme est la bombe à fragmentation parlementaire (démultiplication des amendements), arme maintes fois utilisée en son temps par l'opposition de droite. Et c'est tant mieux, pour la démocratie.

 

Le président (UMP) de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a défendu la mesure en jurant qu'elle "ouvrait simplement des possibilités" et qu'il était "prématuré d'en tirer des conclusions". "Certains amendements pourront être votés sans jamais avoir été ni présentés ni discutés ! Loin de vouloir rééquilibrer les pouvoirs, l'exécutif veut finir de réduire le Parlement à une chambre d'enregistrement !!!

 

Martine Aubry et les présidents des groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ont écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander de supprimer ces mesures "inacceptables". Elles "contredisent votre volonté affichée de revaloriser le Parlement et de rééquilibrer les rapports entre les pouvoirs exécutif et législatif", écrivent-ils dans une lettre datée de mardi.

 

Petite piqûre de rappel - Nicolas Sarkozy et le principe de pluralité politique : "La France a besoin de l'Europe et l'Europe a beaucoup apporté à notre pays. Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela l'Europe".


 
Janvier 2009 : Bonne année 2009 ?
Écrit par Julien   
Mercredi, 14 Janvier 2009 15:50

janvier-2009

En ce début d'année, il est de tradition de formuler des voeux de santé, de bonheur, de prospérité.

Pour 2009, ces termes ont une résonance toute particulière.

La crise financière de l'an dernier, se transforme en une crise économique d'une violence que l'on ne peut encore mesurer.

Pour Arras, formulons l'espoir que notre activité économique (industrie, artisanat, commerce) ne soit pas trop touchée. Nous en connaîtrions les conséquences sur le plan social (augmentation du chômage, baisse du pouvoir d'achat, etc...).

Pour Arras, espérons qu'une autre politique locale du logement permette de répondre aux réels besoins des arrageois.

Pour Arras, espérons également qu'une autre politique de la santé accorde enfin à notre hôpital les moyens nécessaires à un meilleur fonctionnement.

Pour Arras, espérons enfin que nos services publics ne fassent plus l'objet d'attaques et de remises en cause permanentes.

Que ce soit au niveau local, départemental, régional ou national, le débat politique ne pourra faire l'impasse sur ces questions majeures.

Plus que jamais, c'est un choix de société auquel nous sommes confrontés.

L'équipe de la liste « ARRAS en mieux » en a pleinement conscience.

Elle vous présente ses meilleurs voeux.
 
Les vœux et les engagements du président
Écrit par Julien   
Mardi, 13 Janvier 2009 15:04

Billet de Claude Lelièvre sur les voeux de Nicolas SARKOZY aux personnels de l'éducation :

 

Nicolas Sarkozy s’est adressé aux enseignants. Mais quel peut être son crédit à l’aune du bilan des engagements qu’il avait pris il y a tout juste deux ans ?

 

sarkozy-hirsch-ducation

 

Ce lundi, à Saint-Lô, il a tenu - comme on pouvait s’y attendre - un certain nombre de propos lénifiants dont ceux qui lui servent de ‘’plumes’’ ont le secret. Il a annoncé aussi la création d’une mission d’experts ( dirigée par l’actuel directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, Richard Descoings ) chargée de formuler des propositions concrètes pour relancer la réforme des lycées qui ne devrait plus être prête pour la rentrée 2009, mais " pour septembre 2010 ".

 

Mais peut-il être entendu ? De quelle confiance peut-il être crédité, surtout si on n’a pas oublié les engagements qu’il avait – avec une insistance toute personnelle – formulés au cours de la campagne des présidentielles ?

 

Lors de son discours-programme sur l’Ecole du 2 février 2007,Nicolas Sarkozy (par-delà une multitude de " souhaits " ) s’était alors en effet formellement et solennellement engagé sur quelques points ( dont certains fort précis ) qu’il n’est pas inutile de rappeler in extenso, deux ans après :

 

  • Si je suis élu, je m’engage à ce qu’on débatte de nouveau des programmes scolaires et du projet éducatif devant le Parlement et devant le pays ".
    Cela n’a pas eu lieu. Les ‘’nouveaux programmes’’ de l’enseignement primaire eux-mêmes n’ont été l’objet que d’une consultation vite faite auprès des professeurs des écoles.
  • Je m’engage, si je suis élu, à rendre aux enseignants la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle. Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié. Je m'engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus ".
    Chacun sait ce qu’il en est advenu. No comment.
  • Je m’engage à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies ".
    On n’a toujours rien vu.
  • " La modulation des moyens […] c’est la condition nécessaire de l’égalité des chances. Elle doit se faire en fonction des handicaps des élèves et des projets d’établissements. Si je suis élu, je m’engage à ce que ceux qui ont besoin de plus de moyens en aient plus et que ceux qui sont confrontés à moins de difficultés aient moins de moyens ".
    Là encore, on cherche, mais on a du mal à trouver quoi que ce soit…
  • Je prends l’engagement, si je suis élu, de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d’accéder à l’enseignement supérieur sans le bac, comme c’est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le Conservatoire National des Arts et Métiers ".
    Pas la moindre piste de réalisation en cours…
  • Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études ".
    On n’a rien vu non plus. Au contraire, la disparition des IUFM a pour effet d’aller dans le sens contraire.

 

On le voit, après un an et demi d’exercice très personnel du pouvoir présidentiel, le bilan des engagements ( dont certains sont très précis ) de Nicolas Sarkozy est sans appel : il est quasi nul.

Quel crédit peut-on accorder à sa parole ?

 

Une seule promesse précise est en voie d’être effectivement tenue, mais elle ne figure pas dans le discours-programme sur l’Ecole prononcé par Nicolas Sarkozy le 2 février 2007 à Maisons-Alfort. Il s’agit d’une promesse typiquement ‘’clientéliste’’ adressée en mars 2007 – et pour cause ! – directement par courrier spécial aux ‘’intéressés’’( les parents d’élèves français inscrits dans des lycées français à l’étranger), à savoir la gratuité des frais de scolarité ( sans aucune condition de ressources pour les familles, et alors que certaines d’entre elles n’acquittent plus leurs impôts en France ). Selon les estimations du Quai d’Orsay, cela devrait coûter à terme 265 millions d’euros aux contribuables.

L’excellent article de Louise Fessard à la Une de Mediapart en date du 10 janvier précise qu’ " un sénateur UMP avait failli tout gâcher en faisant voter par le Sénat, le 5 décembre 2008, un amendement créant un plafonnement des revenus des parents et des frais de scolarité des lycéens pour éviter que l’Etat ne prenne en charge des sommes indécentes en ces temps de crise sociale. Mais dans la nuit du 9 décembre, le gouvernement y a mis bon ordre et a supprimé l’amendement inopportun par la technique du vote bloqué, lors de la seconde délibération "

On ne saurait trop ici admirer la détermination du pouvoir exécutif et élyséen à honorer – exceptionnellement - ses engagements ! Toute une politique est là ; et elle ne saurait emporter ni l’adhésion, ni la confiance.

 

Claude Lelièvre est sans conteste l’un des meilleurs connaisseurs de l'évolution du système éducatif français à travers les âges. Agrégé de philosophie, ancien professeur d’école normale, il enseigne l’histoire de l’éducation à la Faculté des Sciences humaines et sociales de la Sorbonne (Paris V) depuis une quinzaine d’années.

 
Conflit israëlo-palestinien : la position du PS
Écrit par Julien   
Lundi, 12 Janvier 2009 14:57


Le Parti socialiste, depuis toujours, vise à la fois l'existence d'un état palestinien viable et la sécurité d'Israël. Aujourd'hui, la situation au Proche-Orient remet en cause cet objectif et appelle une position franche du PS. Voici en intégralité le communiqué de presse issu du bureau national du 6 janvier.

Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d'un État palestinien viable et l'assurance de la sécurité pour l'État d'Israël, deux États qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

 

C'est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu'il n'existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd'hui fermement l'intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d'Israël qu'il a toujours condamnés.

 

Aujourd'hui, l'offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable. Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans notre pays.

 

Le Parti socialiste exige un cessez- le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes hors de Gaza, l'arrêt des tirs de roquette sur Israël et l'installation d'une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement français de porter au Conseil de Sécurité de l'ONU de manière coordonnée avec l'Europe, l'exigence d'une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.

 

Le Parti socialiste considère que c'est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région. Au-delà,le Parti Socialiste souhaite que l'action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre européen et travailler avec la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient. Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l'Europe.

 
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