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[La Voix du Nord] Jacqueline Maquet part en croisade contre les expulsions : « On peut faire autrement »
Écrit par Julien   
Dimanche, 22 Mars 2009 21:06
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La première intervention de Jacqueline Maquet «au perchoir» a été consacrée aux expulsions.

Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, les locataires en cessation de paiement sont à nouveau confrontés au risque de se retrouver à la porte de chez eux. Des expulsions contre lesquelles la députée PS Jacqueline Maquet s'élève, à la faveur de la discussion à l'Assemblée nationale sur la loi Boutin consacrée au logement.

> Les expulsions ont repris depuis quelques jours. Vous qui avez travaillé pendant quarante ans à Pas-de-Calais Habitat et avez fait du logement votre spécialité à l'Assemblée nationale, quelle est votre position ?

« Je pense que l'on peut vraiment faire autrement que d'expulser les gens. Quatre-vingt-quinze pour cent des locataires qui se retrouvent dans cette situation sont de bonne foi. Ce qu'il faut, c'est les aider à se maintenir dans leur logement en ne les laissant pas s'enliser dans les impayés.

 

Grâce à un amendement à la loi Boutin proposé par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale, les préfets devront mettre en place une commission de prévention des expulsions. Je vais demander que, dans le Pas-de-Calais, celle-ci prenne les dossiers très en amont. Dès la première assignation. Pour que l'on puisse agir. Ce qu'il faut éviter aussi, c'est de bloquer l'APL... C'est ce que l'on fait actuellement. Or, cette suspension de l'aide personnalisée au logement précipite la chute du locataire. Et parfois aussi celle de son propriétaire d'ailleurs... Les gros bailleurs savent gérer ces situations, mais les petits propriétaires, eux, ont souvent besoin de leur loyer pour rembourser leurs emprunts, ou simplement pour vivre. » >

 

Qu'est-ce qui vous inquiète dans la loi Boutin ?

 

« C'est qu'elle ramène la procédure d'expulsion de trois à un an. En cette période de crise, c'est une très mauvaise idée. Il y a 100 000 expulsions chaque année en France et 100 000 SDF. Je ne veux pas faire de raccourci hâtif, mais il faut reconnaître que la frontière entre l'expulsion et le fait de se retrouver sans domicile fixe est très mince... » >

 

Pourtant, en principe, on ne peut plus expulser quelqu'un sans lui proposer une solution de relogement.

 

« Oui. Enfin... On confond souvent relogement et hébergement. Pas mal de femmes seules, notamment, se retrouvent en fait dans des foyers, dans l'incertitude la plus complète. Pour reloger les gens, il faut des logements disponibles. Or, nous savons bien que c'est ce qui manque le plus actuellement... » > Pas à Arras en tout cas. Des logements vacants, il y en a partout... « C'est vrai. Je suis d'ailleurs un peu affolée lorsque je vois le nombre de panneaux à louer ou à vendre sur les immeubles neufs. Le problème, c'est que les loyers de ces logements ne sont pas accessibles aux populations les plus modestes. La preuve, c'est que dans le même temps, nous avons 3 200 demandes de logements non satisfaites auprès des bailleurs sociaux de l'Arrageois.

Les logements qui sont actuellement sur le marché ont été construits dans une finalité de défiscalisation, grâce aux lois de Robien ou Borloo. Ils ont été proposés comme de bons placements à des gens de la classe moyenne qui cherchaient quoi faire de leurs économies. J'ai bien peur que ces personnes ne soient à présent très déçues... Je trouve que depuis 1995, à Arras, nous y sommes allés trop fort avec ce type de logements alors que, dans le même temps, un coup de frein a été donné sur le logement social. Nous nous trouvons en ce moment face à une inadéquation entre l'offre et la demande.

J'en ai souvent parlé avec le maire d'Arras. Je comprends bien ses arguments de nécessaire mixité sociale. Mais l'équilibre n'est pas bon. Dans une opération immobilière, il faut au moins 30 % de logements sociaux. Et le problème, c'est qu'une politique d'habitat, cela se planifie quinze ans à l'avance... »

 

> Si vraiment ces appartements ne trouvent pas preneur, ne peut-on pas imaginer que des bailleurs sociaux les rachètent ?

« Il faudrait que leurs prix soient sérieusement révisés à la baisse. Ce qui n'est pas le cas. Mais cela viendra peut-être... Ce qui se fait déjà, en revanche, c'est que des bailleurs sociaux rachètent des logements sur plan. Avant construction. Il y en a 30 000 au niveau national, dont 177 dans le département et une vingtaine pour Arras.

 

> Pour en revenir aux expulsions... « Si vous permettez, il y a un point sur lequel j'aimerais attirer l'attention. Il y a beaucoup d'expulsions qui ne disent pas leur nom et qui n'apparaissent sur aucunes statistiques... C'est lorsque les gens quittent leur logement d'eux-mêmes, parce qu'ils ont été intimidés par un courrier d'huissier ou du propriétaire leur disant par exemple que, s'ils veulent éviter une expulsion manu militari, ils doivent rendre les clefs tout de suite. Lorsque cela arrive, il faut aller déposer un dossier loi Dalo en préfecture. Cela permet de bénéficier d'une certaine protection. » 

Comment fait-on ?

« Le mieux est de se faire aider par son assistante sociale. » > Mais tout le monde n'a pas d'assistante sociale... « Il suffit d'aller en consulter une. À la maison départementale de la solidarité, par exemple. C'est aux Bonnettes. »

 

 

Article : La Voix du Nord -Propos recueillis par F.TOURBE

 

 
Le Printemps des libertés pour la Défense de la République
Écrit par Julien   
Mardi, 17 Mars 2009 22:31

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Au moment où la France traverse une grave crise économique et sociale, elle subit également un terrible recul des libertés publiques. Droits collectifs et individuels sont un à un remis en cause.

Le Parti Socialiste, qui refuse cette situation, reprend aujourd'hui l'initiative en proposant à chaque militant, à chaque élu, de se réapproprier ce combat.

Nous t'invitons donc au « Printemps des Libertés », le dimanche 22 mars à partir de 10 heures au Zénith de Paris.

 

Il est important que notre Fédération du Pas-de-Calais soit parfaitement mobilisée à l'occasion de ce rassemblement.

 

Si tu es intéressé, la Fédération organise des transports collectifs en bus, nous te demandons de bien vouloir te rapprocher des responsables de ton secteur.

 

Nous comptons sur toi !!!!!

 

Avec nos amitiés socialistes.

 

Catherine GENISSON,

Première Secrétaire.

 

Laurent DUPORGE, Ghislaine CLIN, Vincent LENA,

Secrétaire Fédéral adjoint Secrétaire Fédérale adjointe Secrétaire fédéral adjoint

 

DEPART d'ARRAS à  7h30 des Faucons Rouges

Contact :

Cédric DUPOND - 06.78.74.43.18

Michel TALBOT - 06.82.46.61.47

 
Le 19 mars : TOUS EN GREVE
Écrit par Julien   
Lundi, 16 Mars 2009 01:00

Face à l’autisme de la Présidence de la République, TOUS ENSEMBLE pour une nouvelle journée d’action nationale, grève générale et manifestations, le jeudi 19 mars.

 

  • 9h30 - Place de la Gare - ARRAS

  • 14h30 - Boulevard de la Liberté- LILLE

 

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[La Voix du Nord] Visite de Bruno Julliard aux Faucons Rouges le 11 Mars
Dimanche, 15 Mars 2009 23:12

La grande première de Bruno Julliard aux Faucons Rouges, sur le thème de l'école

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Bruno Julliard était invité par la section arrageoise du PS et son premier secrétaire, Michel Talbot.

Secrétaire national du Parti socialiste et adjoint au maire de Paris, Bruno Julliard était déjà venu à Arras à l'époque où il était encore président de l'UNEF. Mais c'était, mercredi soir, sa grande première aux Faucons Rouges. Sur le thème de l'éducation.

 

Le PS a décidé de faire de l'école l'un de ses axes majeurs d'opposition à la politique du gouvernement... Bruno Julliard, secrétaire national chargé de l'éducation, est venu le rappeler, mercredi soir devant une petite salle de militants. « L'école est l'une des réponses à la crise,a-t-il souligné. Lorsque tout va mal, que l'on est au chômage et que l'on a des difficultés à se loger, l'école et les services publics restent un socle sur lequel on peut construire. » Il a listé les «  attaques dont est actuellement victime l'école » : suppressions de postes, dégradation des conditions d'études, réflexions désobligeantes et récurrentes à l'adresse des maternelles, bac professionnels paupérisés, « et surtout - le plus grave - la réforme de la formation des maîtres. Nous sommes face à une opération de refonte de l'école dans une logique délibérément libérale et conservatrice. » Alors qu'il expliquait que le gouvernement procédait « toujours de la même manière. En commençant par discréditer le service public pour pouvoir mieux avancer des réformes à visées libérales, aboutissant à une école à deux vitesses », il a été rejoint dans son analyse par Catherine Génisson : «  C'est la même chose avec la santé, dans le débat actuel sur la loi Bachelot. » Pour Bruno Julliard, l'école a besoin d'être réformée : «  On nous accuse d'être d'affreux réactionnaires parce que nous nous opposons aux réformes du gouvernement. Mais il y a d'autres voies d'évolution que celles qu'il propose... » Le débat d'idées s'est poursuivi devant une salle acquise, à l'exception, peut-être, d'un petit groupe d'étudiants en grève de l'université d'Artois, venu glisser une peau de banane sous les pas de Bruno Julliard en lui rappelant qu'il avait, en tant que président de l'UNEF, signé la loi LRU d'autonomisation des universités. Un dispositif loin de faire l'unanimité parmi les étudiants. •

 

Article La Voix du Nord - PHOTO Sami Belloumi

 
[La Voix du Nord] Célébration des élues Arrageoises par Catherine Génisson et Jacqueline Maquet à l'occasion de la journée de la femme
Dimanche, 08 Mars 2009 21:58

Dans l'Arrageois comme ailleurs elles restent rares en politique

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Vingt-quatre femmes maires invitées, toutes tendances confondues, par les députées.

 

Catherine Génisson et Jacqueline Maquet, députées, ont convié toutes les femmes maire de leurs circonscriptions à célébrer ensemble le 8 mars. L'occasion de donner un coup de projecteur sur toutes celles qui s'investissent en politique dans l'Arrageois.

 

Vingt-quatre invitées... Belle tablée. Pour autant, ces vingt-quatre femmes maires, au regard des deux cent quarante communes que comptent les première et deuxième circonscriptions du Pas-de-Calais, semblentbien isolées... À peine 10 % des élus. Guère mieux, finalement, que dans le reste du département où l'on compte quatre-vingt-trois femmes maires pour huit cent quatre-vingt-quinze communes. Ce pourcentage fatidique de 10 % est aussi, peu ou prou, celui que l'on retrouve au niveau national. Pourtant, au moment de la campagne des municipales, les visages féminins étaient nombreux sur les photos de listes candidates. Mais voilà. Elles n'ont été que vingt-quatre à franchir la dernière étape, celle de l'élection au fauteuil majoral.

« Les femmes sont encore plus rares aux postes clefs des intercommunalités, fait observer Catherine Génisson, là où se trouvent vraiment les moyens et le pouvoir de décision. » « Le pire, c'est peut-être à la CUA où le G7 - le bureau réduit - compte sept hommes pour sept postes », glisse Françoise Rossignol. Au conseil général ? Six femmes seulement parmi les soixante-dix-sept conseillers généraux. Les députées, elles, grâce à des démarches volontaires des partis politiques, sont un peu plus nombreuses : trois sur quatorze dans le Pas-de-Calais, et pour les sénatrices, c'est encore mieux : trois pour sept postes. Autant dire la parité. Mais elles restent l'exception qui confirme la règle.

Pourquoi cette difficulté des femmes à entrer en politique ? Est-ce seulement parce que les hommes forment bloc et se cooptent entre eux ? Les femmes n'auraient-elles pas trop tendance, elles aussi, à rester en arrière-plan ? «  Si, sans doute, concède Jacqueline Maquet.

Mais il faut dire à leur décharge que tant qu'elles ont des enfants à la maison, c'est compliqué pour elles. Il leur faut vraiment un conjoint qui participe. » Sans doute sont-ils encore trop rares, eux aussi, puisque l'on observe qu'en général, les femmes entrent en politique beaucoup plus tard que les hommes, une fois que les enfants sont partis. Avec des carrières politiques ainsi raccourcies, elles ont forcément beaucoup moins de chances d'accéder à des mandats importants. •

 

Article : La Voix du Nord

 
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