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Premier cercle de silence d'Arras
Écrit par Julien   
Samedi, 28 Mars 2009 01:00
Avec ou sans papiers, l'étranger est une personne.
La dignité de chaque personne ne se discute pas,
elle se respecte.
Notre silence le crie.

 

Cercle de silence Arras
Chaque dernier mardi du mois, 18h30-19h30

 

Le cercle de silence est une action non-violente qui dénonce :
  • l'enfermement dans les centres de rétention de personnes dont le seul délit est d'être entré en France pour chercher une vie meilleure ou sauver leur vie.
  • l'humiliation et les conditions de vie inhumaines imposées aux migrants qui errent aux abords de nos villes et de nos aires d'autoroutes.
  • la peur et le stress que vivent les sanspapiers et les refoulés du droit d'asile, victimes d'une politique migratoire de plus en plus restrictive.

Des cercles de silence se déploient aussi à Calais, Desvres, Dunkerque, Lille, Roubaix, Tourcoing, Hazebrouck, St Omer, Béthune, Lens, Valenciennes, Maubeuge et dans un grand nombre de villes françaises.


Le Cercle de silence d’Arras est composé de citoyenNEs et de membres engagés au sein de diverses associations et mouvements sur Arras et environs. Il est ouvert à toute personne désireuse de s’associer à cette démarche non-violente de défense des droits de l’homme.


Prochains rendez-vous : Les mardis 31 Mars, 28 Avril, 26 Mai et 30 Juin 2009

 

Le tract à télécharger ici

Le site : http://cercledesilence.info

 
Meeting de soutien au mouvement étudiant
Écrit par Julien   
Vendredi, 27 Mars 2009 10:51

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Photo : Arras-Online

Les étudiants sont mobilisés depuis plus de 2 mois, l’université d’Artois est bloquée depuis plus de 5 semaines, des actions et des manifestations ont lieu tous les jours dans la fac, dans Arras et dans la région… Cependant nos revendications ne sont toujours pas entendues.
En dépit de la nature nationale du mouvement, la couverture médiatique est inexistante, le manque total d’informations sur les motivations du mouvement et son suivi nous inquiète.
C’est pourquoi nous organisons une soirée de solidarité avec le mouvement étudiant, permettant un temps de discussion et de réflexion autour du mouvement social.
Cette soirée est ouverte à tous, nous y convions des associations, syndicats et partis politiques.

C’est à ce titre que nous vous invitons à cette assemblée citoyenne,
vendredi 27 mars, à 19H en amphithéâtre Churchill à l’université d’Arras.

Amitiés,

Le Comité d’Action Artois en Lutte

 





Voici notre dernier tract d’information :
LES RAISONS DE LA COLÈRE

Voici les réformes contre lesquelles nous nous battons et pourquoi nous sommes bien décidés à les voir définitivement abandonnées ! Personne n’a dit qu’il ne fallait pas réformer le recrutement des enseignants et l’Université, mais les propositions qui nous ont été faites ne nous conviennent pas et mettent en péril des valeurs fondamentales du service public de l’éducation nationale.

La masterisation de la formation des enseignants est une agression sociale, une absurdité en matière de formation, elle organise la casse du service public d’éducation. En repoussant l’année de rémunération d’un an pour les futurs enseignants, le gouvernement ne fait pas seulement une économie d’environs 20 000 postes sur le dos de l’éducation nationale mais il sélectionne aussi socialement les enseignants, en effet, quel étudiant pourra se permettre une année d’étude non payée supplémentaire en devant réaliser un mémoire et préparer son concours? Quelle sera la compétence des enseignants après un stage de maximum 108 heures dans une classe (autrement dit un mois de stage en classe au lieu d’un an de formation en alternance à l’IUFM)? Les étudiants obtenant le master mais recalés au concours seront les futurs employés précaires de l’éducation nationale, la main d’œuvre corvéable et jetable. Après avoir réduit les épreuves du CAPES à la portion congrue, on finira par constater l'inutilité du concours : le statut d'enseignant titulaire sera alors fragilisé et disparaîtra peu à peu.
La LRU qui instaure la concurrence entre les universités et donne à leurs Présidents des supers pouvoirs met directement en danger les petites universités comme la nôtre, dont la population étudiante est précaire et issue des classes les plus fragiles (43 % de boursiers). La loi LRU poursuit l’attaque organisée du gouvernement contre les sciences humaines, jugées peu rentables, à l’instar de la déclaration de Sarkozy : « Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne ». La LRU va à terme faire des universités des entreprises comme les autres : cette marchandisation de la connaissance met en péril une conception humaniste du savoir qui vise à porter un regard ouvert sur le monde. A quand l’université d’Artois cotée au CAC4O en compagnie de Total et de Buffalo Grill ?
La réforme du statut des enseignants-chercheurs met en péril l’indépendance de la recherche et transforme les chercheurs en courtisans à la botte des Présidents, la forte mobilisation enseignante a obtenu que le projet de décret soit retravaillé sans avoir eu, pour le moment, l’assurance que l’ensemble des points les plus inquiétants soit revus.
Plus généralement les étudiants demandent des mesures pour lutter contre la précarité étudiante : une allocation d’autonomie pour tous les étudiants, le rétablissement de l’échelon zéro de la bourse et la baisse des pré requis pour l’attribution des bourses.

Nous ne gagnerons pas sans votre soutien, si vous souhaitez plus d’informations ou vous tenir au courant de nos actions. (nombreuses sont celles ouvertes à tous comme les cours alternatifs ou hors les murs)
N’hésitez pas à vous rendre sur le blog du mouvement : http://artois-en-lutte.blogspot.com


Nous vous invitons à l’assemblée citoyenne en soutien au mouvement étudiant à la fac d’Arras (amphi Churchill) ce vendredi 27 mars à 19H, vous y êtes les bienvenus !

Comité d’Action Artois en Lutte

http://artois-en-lutte.blogspot.com

 
Jean Louis Cottigny réagit sur le temps de travail des transporteurs routiers
Écrit par Julien   
Jeudi, 26 Mars 2009 01:00
Dans sa proposition de modification de la directive sur l'aménagement du temps de travail des personnels de transport routier, la Commission européenne a, sans motifs précis, l'intention de ne pas couvrir le cas des transporteurs indépendants. Pour le député européen Jean-Louis Cottigny « c'est une invitation à la triche. On sait déjà comment ça va se passer: l'employeur dira à son salarié qu'il doit se faire indépendant pour lui sous-traiter ses contrats de transport. Ainsi, non seulement l'employeur s'exonèrera des charges salariales, mais en plus le transporteur se verra imposer des cadences de travail sans aucune limite... »

Pour Jean-Louis Cottigny, vice-président à la commission emploi et affaires sociales, quand le mouvement social est présent aux portes du Parlement européen, sa force résonne dans l'hémicycle.

Par trois fois, quand le mouvement social a été au rendez-vous des grands événements, il a eu gain de cause: d'abord avec la directive Bolkestein: la manifestation a fait reculer le Parlement européen, puis pour la directive Temps de travail: la manifestation a fait plier le Conseil et enfin, la manifestation des salariés routiers, refusant de travailler plus de 48h, a été entendue .

Le progrès social ne peut exister si le mouvement social n'est pas au rendez-vous.




 
[Pétition] - Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le paquet fiscal
Écrit par Julien   
Mardi, 24 Mars 2009 01:00
La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.

Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.

Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.

La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre dans l’inaction.

C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.

 
[La Voix du Nord] Jacqueline Maquet part en croisade contre les expulsions : « On peut faire autrement »
Écrit par Julien   
Dimanche, 22 Mars 2009 21:06
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La première intervention de Jacqueline Maquet «au perchoir» a été consacrée aux expulsions.

Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, les locataires en cessation de paiement sont à nouveau confrontés au risque de se retrouver à la porte de chez eux. Des expulsions contre lesquelles la députée PS Jacqueline Maquet s'élève, à la faveur de la discussion à l'Assemblée nationale sur la loi Boutin consacrée au logement.

> Les expulsions ont repris depuis quelques jours. Vous qui avez travaillé pendant quarante ans à Pas-de-Calais Habitat et avez fait du logement votre spécialité à l'Assemblée nationale, quelle est votre position ?

« Je pense que l'on peut vraiment faire autrement que d'expulser les gens. Quatre-vingt-quinze pour cent des locataires qui se retrouvent dans cette situation sont de bonne foi. Ce qu'il faut, c'est les aider à se maintenir dans leur logement en ne les laissant pas s'enliser dans les impayés.

 

Grâce à un amendement à la loi Boutin proposé par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale, les préfets devront mettre en place une commission de prévention des expulsions. Je vais demander que, dans le Pas-de-Calais, celle-ci prenne les dossiers très en amont. Dès la première assignation. Pour que l'on puisse agir. Ce qu'il faut éviter aussi, c'est de bloquer l'APL... C'est ce que l'on fait actuellement. Or, cette suspension de l'aide personnalisée au logement précipite la chute du locataire. Et parfois aussi celle de son propriétaire d'ailleurs... Les gros bailleurs savent gérer ces situations, mais les petits propriétaires, eux, ont souvent besoin de leur loyer pour rembourser leurs emprunts, ou simplement pour vivre. » >

 

Qu'est-ce qui vous inquiète dans la loi Boutin ?

 

« C'est qu'elle ramène la procédure d'expulsion de trois à un an. En cette période de crise, c'est une très mauvaise idée. Il y a 100 000 expulsions chaque année en France et 100 000 SDF. Je ne veux pas faire de raccourci hâtif, mais il faut reconnaître que la frontière entre l'expulsion et le fait de se retrouver sans domicile fixe est très mince... » >

 

Pourtant, en principe, on ne peut plus expulser quelqu'un sans lui proposer une solution de relogement.

 

« Oui. Enfin... On confond souvent relogement et hébergement. Pas mal de femmes seules, notamment, se retrouvent en fait dans des foyers, dans l'incertitude la plus complète. Pour reloger les gens, il faut des logements disponibles. Or, nous savons bien que c'est ce qui manque le plus actuellement... » > Pas à Arras en tout cas. Des logements vacants, il y en a partout... « C'est vrai. Je suis d'ailleurs un peu affolée lorsque je vois le nombre de panneaux à louer ou à vendre sur les immeubles neufs. Le problème, c'est que les loyers de ces logements ne sont pas accessibles aux populations les plus modestes. La preuve, c'est que dans le même temps, nous avons 3 200 demandes de logements non satisfaites auprès des bailleurs sociaux de l'Arrageois.

Les logements qui sont actuellement sur le marché ont été construits dans une finalité de défiscalisation, grâce aux lois de Robien ou Borloo. Ils ont été proposés comme de bons placements à des gens de la classe moyenne qui cherchaient quoi faire de leurs économies. J'ai bien peur que ces personnes ne soient à présent très déçues... Je trouve que depuis 1995, à Arras, nous y sommes allés trop fort avec ce type de logements alors que, dans le même temps, un coup de frein a été donné sur le logement social. Nous nous trouvons en ce moment face à une inadéquation entre l'offre et la demande.

J'en ai souvent parlé avec le maire d'Arras. Je comprends bien ses arguments de nécessaire mixité sociale. Mais l'équilibre n'est pas bon. Dans une opération immobilière, il faut au moins 30 % de logements sociaux. Et le problème, c'est qu'une politique d'habitat, cela se planifie quinze ans à l'avance... »

 

> Si vraiment ces appartements ne trouvent pas preneur, ne peut-on pas imaginer que des bailleurs sociaux les rachètent ?

« Il faudrait que leurs prix soient sérieusement révisés à la baisse. Ce qui n'est pas le cas. Mais cela viendra peut-être... Ce qui se fait déjà, en revanche, c'est que des bailleurs sociaux rachètent des logements sur plan. Avant construction. Il y en a 30 000 au niveau national, dont 177 dans le département et une vingtaine pour Arras.

 

> Pour en revenir aux expulsions... « Si vous permettez, il y a un point sur lequel j'aimerais attirer l'attention. Il y a beaucoup d'expulsions qui ne disent pas leur nom et qui n'apparaissent sur aucunes statistiques... C'est lorsque les gens quittent leur logement d'eux-mêmes, parce qu'ils ont été intimidés par un courrier d'huissier ou du propriétaire leur disant par exemple que, s'ils veulent éviter une expulsion manu militari, ils doivent rendre les clefs tout de suite. Lorsque cela arrive, il faut aller déposer un dossier loi Dalo en préfecture. Cela permet de bénéficier d'une certaine protection. » 

Comment fait-on ?

« Le mieux est de se faire aider par son assistante sociale. » > Mais tout le monde n'a pas d'assistante sociale... « Il suffit d'aller en consulter une. À la maison départementale de la solidarité, par exemple. C'est aux Bonnettes. »

 

 

Article : La Voix du Nord -Propos recueillis par F.TOURBE

 

 
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