La France épinglée pour sa coûteuse présidence de l'UE
La France a dépensé 171 millions d'euros, selon la Cour des comptes, notamment pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée...
Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire .
Dans ce rapport publié ce dimanche par Mediapart, la Cour s'interroge particulièrement sur le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour 16,6 millions d'euros.
Selon la Cour des comptes, ils ont servi notamment à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène. La Cour évoque aussi une dépense de 653.703 euros pour l'aménagement d'un système de climatisation. Le député apparenté socialiste René Dosière s'était indigné mardi des révélations de ce rapport, dénonçant des «dépenses incroyables, insupportables et inacceptables».
Dans une lettre envoyée le 9 octobre au Sénat, le président Philippe Séguin constate que les dépenses ont été cependant très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros.
Le président de la Cour remarque également que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions, 76 millions d'euros. La programmation et les procédures d'engagement des dépenses sont fortement critiquées.
Logo designé par Philippe Starck
Le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Starck, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour.
En général, n'y a pas eu d'évaluation de l'intérêt des dépenses et de leur impact, déplore aussi Philippe Séguin, qui estime que l'Union devrait à l'avenir mieux encadrer et organiser ces dépenses.
Article et photo 20 minutes
Ce n'est plus la séance de questions au gouvernement, mais au Parti Socialiste
Les propos polémiques de Georges Frêche à l'encontre de Laurent Fabius ont donné lieu à une vive passe d'armes mardi à l'Assemblée nationale entre d'un côté Jean-François Copé et François Fillon et de l'autre le Parti socialiste.
Interrogeant François Fillon mardi à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé a provoqué la colère de l'opposition en demandant si le PS allait "désavouer les responsables socialistes locaux qui continuent de figurer sur la liste de Frêche" et quelle serait son attitude dans le cas d'un duel au second tour entre la liste de ce dernier et celle de l'UMP conduite par Raymond Couderc.
François Fillon, dont la voix était souvent couverte par les protestations véhémentes des députés PS, a vigoureusement condamné les déclarations de Georges Frêche. "Je ne donnerai de leçon à personne mais il y a des mots que l'on ne veut plus entendre dans notre République. Il y a des mots qui blessent, il y a des mots qui trahissent la vulgarité de la pensée, il y a des mots qui ne font pas partie du vocabulaire des républicains et des démocrates", a dit le chef du gouvernement.Chacun doit balayer devant sa porte. Il s'agit de dire à nos concitoyens que dans notre République, il y a des choses que l'on ne peut pas se permettre et que lorsqu'on s'éloigne du droit chemin alors on doit en supporter les conséquences", a-t-il enchaîné, salué par des députés UMP debout face à la bronca des socialistes.
Réponse cinglante du PS
Le patron des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a ensuite pris la parole pour s'en prendre à M. Copé. Renvoyant l'UMP aux dérapages de ses propres troupes, il a dénoncé "les propos inacceptables, xénophobes, de Francis Delattre à Franconville, de Brice Hortefeux (ministre de l'Intérieur), de Nadine Morano (secrétaire d'Etat) à l'occasion du débat sur l'identité nationale".
"M. Copé vous n'avez pas à faire la leçon à tout le monde!", a-t-il lancé, rappelant que le PS avait exclu M. Frêche de ses rangs. Il a aussi affirmé que Raymond Couderc avait été "dans la région Languedoc-Roussillon vice-président dans une alliance avec le Front National en 1998". "Et ça ça ne vous gêne pas", a accusé M. Ayrault.
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Résultats des élections régionales sur ARRAS
RESULTATS DU 1er TOUR
Nombre
% Inscrits
% Votants
Inscrits
25 765
Abstentions
13 459
52,24
Votants
12 306
47,76
Blancs ou nuls
399
1,55
3,24
Exprimés
11 907
46,21
96,76
Liste conduite par
Voix
% Exprimés
M. Olivier HENNO (LCMD)
1 372
11,52
M. Mickaël POILLION (LAUT)
17
0,14
M. Jean-François CARON (LVEC)
1 560
13,10
M. Daniel PERCHERON (LSOC)
3 742
31,43
M. François DUBOUT (LDVD)
313
2,63
M. Eric PECQUEUR (LEXG)
163
1,37
Mme Valérie LETARD (LMAJ)
2 184
18,34
Mme Marine LE PEN (LFN)
1 556
13,07
M. Alain BOCQUET (LCOP)
680
5,71
Mme Pascale MONTEL (LEXG)
320
2,69
RESULTATS 2nd TOUR
Nombre
% Inscrits
% Votants
Inscrits
25 746
Abstentions
12 375
48,07
Votants
13 371
51,93
Blancs ou nuls
615
2,39
4,60
Exprimés
12 756
49,55
95,40
Liste conduite par
Voix
% Exprimés
M. Daniel PERCHERON (LUG)
7 025
55,07
Mme Valérie LETARD (LMAJ)
3 542
27,77
Mme Marine LE PEN (LFN)
2 189
17,16
Desserte du territoire par le TGV : Jacqueline MAQUET interroge le gouvernement
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Séance du Conseil Général - 23/03/2010 - Intervention d'Alain FAUQUET
Séance du Conseil Général
Mardi 30 mars 2010
Intervention d'Alain FAUQUET sur le Budget Primitif 2010
Extraits de l'intervention de M. Alain FAUQUET, Rapporteur général du Budget
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Ce projet de budget 2010 s'inscrit dans un contexte de bouleversement sans précédent de l'environnement financier des collectivités locales en général et des Départements en particulier.
En ce qui concerne les recettes, comme annoncé dès le 5 février 2009 par le président de la République, la suppression de la taxe professionnelle à compter du 1re janvier 2010 a été entérinée par la loi de finances pour 2010.
En lieu et place du produit de cette taxe, qui représentait jusqu'alors notre principale ressource fiscale, nous recevrons au titre de l'année 2010 une « compensation relais » égale au plus élevé des deux montants suivants :
- soit le produit de taxe professionnelle perçu en 2009 ;
- soit le produit des bases de taxe professionnelle 2010 par le taux de 2009, dans la limite du taux de 2008 majoré de 1 %.
Cette disparition du principal impôt local ne constitue que le prélude à la vaste réforme de la fiscalité locale qui sera mise en œuvre en 2011 et qui redistribuera les ressources entre niveaux de collectivités. L'exercice 2010 correspond donc à la dernière année où l'Assemblée départementale a la faculté d'exercer son pouvoir politique de vote des taux sur la