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[L'Observateur de l'Arrageois] L'ex-président du MJS, candidat aux Régionales PDF Imprimer Envoyer

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Antoine Détourné habite et travaille à Arras, «une ville où il veut défendre ses idées».

Rattrapé «dans les arrêts de jeu» selon son expression, Antoine Détourné, malgré son jeune âge, ne débute pas en politique, comme en attestent ses expériences passées dans les instances nationales.

Natif de Tincques, Antoine Détourné a fait une grande partie de sa scolarité au lycée de Saint-Pol sur Ternoise. Il a ensuite choisi de s'expatrier en région parisienne pour ses études. «J'ai postulé dans les IEP ( Institut d'Études Politiques) Lille et Paris, j'ai été pris à Paris.»

Déjà de sensibilité de gauche avant sa migration vers la capitale, ce sont les élections présidentielles de 2002 qui vont réveiller son militantisme. «Quand j'ai vu Le Pen au second tour, j'ai décidé de m'investir, je ne voulais pas rester dans mon canapé». L'étudiant prend donc sa carte au Mouvement des Jeunes Socialistes, milite à l'Unef. Il devient aussi assistant parlementaire à mi-temps pour financer ses études qui déboucheront sur un master de management des collectivités territoriales.
«Défendre mes idées dans une ville où j'habite»
Au sein du Mouvement des Jeunes Socialistes, le chti prend aussi de l'assurance, voire de l'importance. «Je suis devenu secrétaire du mouvement puis permanent en 2006 et enfin Président fin 2007 sur un programme d'union des différentes sensibilités». À ce titre, il vit de l'intérieur les dernières luttes au sein de l'appareil socialiste comme le congrès de Reims et les élections européennes.
Cette expérience acquise dans les instances, Antoine Détourné souhaite la mettre au profit de la liste du parti socialiste car il sait que sa position sur la liste (33e) ne lui laisse qu'une infime chance d'être élu «C'est aussi un moyen de défendre mes idées dans une ville où j'habite, c'est extrêmement intéressant». Toujours actif, il est aussi rapporteur du laboratoire d'idées sur l'autre économie. Parisien d'adoption, l'ancien président du MJS, qui travaille actuellement au sein du Conseil général, sait que la campagne peine à débuter en province. «Pour l'instant, la campagne nationale est un peu couverte sous l'angle du buz». Il souhaite recentrer le débat sur les préoccupations régionales et sur le bilan. «Nous avons de très bons retours, cela ne nous donne pas de droits mais au contraire cela nous crée des devoirs. Nous nous devons d'être à la hauteur du programme et des attentes».

Si la région semble acquise à la gauche, pas de forfanterie pourtant. «Le parti s'est remis à bosser, de toute façon seuls l'humilité et le travail payent sur le terrain».

 

L Observateur de l Arrageois

 
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