Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l'action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois et notre aide sociale.
Pour nos enfants, ce seront moins de financements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d'accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.
Les élus locaux sont dévoués au bien public. 73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c'est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l'améliorer, pas pour la casser.
La première exigence d’une réforme territoriale devrait être de conforter ces acquis, pas de les attaquer.
Les textes de loi présentés par le président de la République et le gouvernement sur les collectivités locales sous le nom de "réforme territoriale" conduiront à trois évolutions néfastes : la recentralisation du pouvoir, moins de démocratie et de nouvelles injustices, du fait d’une aggravation fiscale qui pèsera lourdement sur les ménages. Le gouvernement veut faire croire que ces lois permettront de réduire le coût des collectivités pour les français. C’est l’inverse qui se produira, avec un transfert massif de la charge fiscale des entreprises vers les ménages. Ces lois comportent en outre une grave manipulation électorale avec un changement du mode de scrutin destiné à avantager la droite.
Pour l’ensemble de ces raisons, le Parti socialiste refuse catégoriquement le projet présenté par le gouvernement et propose une réforme alternative, fondée sur une triple exigence : consolider la décentralisation, approfondir la démocratie et rétablir la justice et l’égalité territoriale. Sur ces questions essentielles, le PS demande un référendum.
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